Les grands massifs forestiers de l’île.

 Les grands massifs forestiers

Perçues aujourd’hui comme l’un des sites naturels majeurs de l’île, les dunes de Saint Trojan ont été façonnées par six générations de forestiers qui ont perfectionné une technique originale de stabilisation du sable amené par l’océan. Des lignes de palissades ont été successivement édifiées et accompagnées de campagnes de plantations de pins. L’Office National desForêts gère le massif depuis 1856 en combinant étroitement la protection du site, de la faune et de la flore, à l’accueil du public. Depuis une dizaine d’années, la tendance initiale «au gain de côte» a cédé la place à la plus forte érosion d’ Europe.

A la différence de Saint Trojan, le massif dunaire qui supporte la forêt plantée des Saumonards est naturel et ancien. Il est mentionné dès le XVème siècle. Les mouvements marins lui ont donné cette forme de pointe à la fin du XVIIIème siècle, que les plantations de 1820 ont confortée.

De l’intérieur, les paysages forestiers sont variés. L’intensité des reliefs dunaires, la densité du sous-bois de chênes verts, la proportion de chênes et de pins, créent une grande diversité d’ambiances. Des massifs monospécifiques à chênes verts réalisent des sous bois très sombres qui contrastent avec le sous-bois lumineux des pinèdes clairsemées. Les dépressions interdunaires longilignes et leur végétation de phragmites, saules et peupliers soulignent, à intervalle régulier, les avancées de la dune sur l’océan. Depuis la plage et la dune blanche, la forêt se fait plus ou moins présente.

Sur la côte Est, à Gatseau et au Saumonard, la lisière boisée s’avance jusque sur la plage, sans strate arbustive dense. La transparence qui en découle entre la forêt, la plage et la mer n’est pas sans rappeler des ambiances exotiques.

Sur la côte ouest, la forêt souffre davantage des embruns. La lisière boisée n’est perceptible que depuis le sommet de la dune blanche qui tente de la protéger. Les premières rangées de pins, pourtant en retrait du littoral, sont grillées par les embruns. Des massifs de saules ou de peupliers protègent parfois cette lisière et lui donnent une teinte grise en s’élevant progressivement jusqu’à la hauteur des pins.

Ailleurs, les massifs monospécifiques de chênes verts s’avancent jusqu’à la duneblanche. La canopée forme alors une carapace vert foncée très dense qui s’ouvrent ponctuellement au niveau des cheminements d’accès à la plage.

Depuis l’intérieur des terres, la forêt dunaire souligne parfois les horizons lointains. Sa position surélevée sur les dunes que l’on devine sans les voir, contraste avec les premiers plans très plats des secteurs agricoles et des marais. Ce contraste s’exprime encore plus nettement au niveau des hameaux, Chaucre,Domino, qui sont implantés à l’abri de cette lisière boisée.

Au niveau des transitions entre dune et marais, les essences hygrophiles aux teintes grises tranchent par leur silhouette et leur couleur avec le vert foncé des pins et des chênes-verts.

extrait du document projet de classement de l’île d’Oléron : Ministère de l’écologie et développement durable et direction régionale.

 

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