Paul DEVIN 20/26

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22 novembre 1914

Dimanche j’ai employé une demi-journée à faire la correspondance et j’ai circulé dans les environs.

23 novembre 1914

Lundi 23 novembre la 12e Cie qui était aux Chambrettes vient cantonner à Bezonvaux. Une compagnie seulement travaille de nuit sur le plateau et trois compagnies travaillent de jour au Grand Chena.

24 novembre 1914

Mardi après-midi j’ai fait à cheval une bonne promenade de reconnaissance tout seul, sur la route d’Eix; je suis revenu par le village de Vaux et le fort de Douaumont, au milieu de la canonnade de nos batteries.

25 novembre 1914

Mercredi matin j’étais levé à 5 heures pour assister au départ des travailleurs; il y avait de la neige et la neige a continué toute la journée. J’avais réuni mes capitaines et après avoir travaillé nous avons joué à la manille pendant deux heures. La veille le Capitaine Sarcelet avait été reconnaître une tranchée allemande aux jumelles d’Ornes et l’avait trouvée inoccupée.

26 novembre 1914

Jeudi je suis allé à Ornes voir mes deux compagnies; il a fait une belle journée, la neige fondait et il faisait bon.

En arrivant je vois que le feu a pris dans une maison abandonnée, je ferme les portes et les volets pour essayer de l’étouffer, mais nous n’avons plus de pompe et une demi-heure après les flammes finissent par percer. D’ailleurs si nous voulions l’éteindre le rassemblement serait canonné par l’ennemi.

27 novembre 1914

Vendredi dégel complet. Le Président de la République est venu aux Chambrettes, mais nous ne l’avons pas vu. Le Capitaine Sarcelet a été appelé par le Gouverneur à propos de la reconnaissance qu’il a faite aux jumelles d’Ornes.

28 novembre 1914

Samedi je vais avec deux officiers visiter le bois de Maucourt que nous devons occuper prochainement et qui se trouve à 300 mètres des tranchées allemandes. Ce bois est marécageux et l’on ne peut creuser pour faire des abris; des fils de fer sont tendus de place en place et il faut connaître les passages. Il y a des arbres hachés par les obus. De la lisière du bois nous voyons des obus allemands tomber à 200 mètres au-dessus de Bezonvaux.

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