Paul DEVIN 12/26

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27 septembre 1914

Dimanche 27 septembre le Capitaine Livernaux vient déjeuner à Haudainville avec nous; je le reconduis à cheval au fort du Rozellier et je continue la promenade par Sommedieue et par Dieue.

28 septembre 1914

Lundi à 2h30 du matin, une dépêche m’apprend que nos avant-postes ont été violemment bousculés à Fresnes. D’après les ordres reçus je fais occuper la ligne du fort par deux compagnies et je pars avec les deux autres sur la route de Metz, auprès du fort du Rozellier. Nous sommes en réserve, à la disposition du général.

L’alerte est levée à 9h30 et je rentre à Haudainville. Dans l’après-midi je vais à Verdun pour voir un dentiste, car je ne dors pas depuis huit jours. C’est la première fois que j’y vais depuis que nous sommes ici et je profite de la voiture de mon officier de détail. J’y rencontre Marchand, coutelier à Sedan, qui est maréchal des logis d’artillerie, et chez le pharmacien un garçon pharmacien de Mr Grandpierre. Le soir je prends un cachet et je puis enfin dormir.

29 septembre 1914

Mardi j’envoie trois demi-compagnies au tir à Chevert. J’ai aperçu Husson, vétérinaire, en auto, puis j’ai vu Mr Christophe, inspecteur des forêts, qui est dans la région avec des bûcherons pour faire des abattages de bois de taillis.

30 septembre 1914

Mercredi une autre compagnie se rend au tir à Chevert. Le général de Lestrac me prend en auto pour visiter les positions du bois du Tremblais à la cote 351 où l’on fait des tranchées nombreuses et où l’on abat du bois pour avoir des vues.

Je remonte au fort l’après-midi.

Le piano de la maison est ramené sur ma demande dans le bureau de comptabilité du Bataillon.

J’ai trouvé dans les bois une gentiane ciliée blanche.

1er octobre 1914

Jeudi matin je monte à cheval à la redoute de St Symphorien et après-midi je circule à pied dans les bois. II fait bien bon; je trouve de nombreuses gentianes ciliées et je pense à Marthe; nous serions heureux de faire cette promenade ensemble. II y a beaucoup de muguet avec des fruits rouges. Les bois sont agréables en cette saison.

A 4h30 je fais de l’escrime avec un adjudant qui était maître d’armes ; le docteur nous a rapporté des masques et des fleurets de Verdun. A 6 heures je fais du piano. Voilà une journée de vacances.

2 octobre 1914

Vendredi je reste toute la journée au village, où j’ai à faire; le temps est couvert. A 4 h je fais de l’escrime et à 5h30 de la musique.

3 octobre 1914

Samedi je suis sorti à cheval toute la matinée pour visiter nos positions et nos travaux. J’ai reçu la visite du docteur Mareschal et de Mr Le Crom, Caporal infirmier, qui se trouvent à Verdun.

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